Le département américain de l’Agriculture (USDA) a révélé le 26 septembre que du blé OGM non autorisé a été découvert dans le Montana en juillet. Il s’agit du deuxième cas, après celui intervenu en mai 2013 dans l’Oregon dont la révélation avait déclenché un embargo de plusieurs pays asiatiques et des contrôles renforcés à l'importation au sein de l’UE. Aucun lien n’a pu être établi entre eux, les variétés étant différentes. Le blé résistant aux herbicides a été trouvé sur environ 1 ha dans le Montana, tandis que la variété OGM dans l’Oregon a été découverte sur 40 ha. A propos du cas récent, la parcelle est située dans le centre de recherche universitaire de Huntley, où des expérimentations ont été menées légalement par Monsanto onze ans plus tôt. Le blé OGM de l’Oregon a été découvert dans un champ n’ayant jamais connu pareils tests, soulevant des questions sur l’origine d’une telle présence. Monsanto avait suggéré l’an dernier que des opposants avaient pu semer intentionnellement le blé OGM.

(Source : agrafil)

Un nouveau décret vient de sortir :

Considérant que la réglementation n’était pas suffisamment précise, les législateurs ont décidé d’encadrer l’utilisation de la mention « sans OGM » sur les emballages. Dorénavant, seuls les produits contenant plus de 95% de soja peuvent porter la mention « sans OGM » en face avant. Ainsi, sur une galette végétale qui contient 75% de tofu et 25% de légumes, nous ne sommes plus autorisés à mentionner « soja sans OGM » en face avant.

Ce décret ne concernant que les produits fabriqués en France, tous les produits importés peuvent continuer d’afficher « soja sans OGM ».

Source : BioLinéaires

Bruxelles donne son feu vert à la commercialisation des 17 variétés en attente

Comme attendu, la Commission européenne a approuvé le 24 avril la mise sur le marché communautaire des 17 variétés OGM qui étaient en attente pour l’importation à des fins d’alimentation humaine et animale. Bruxelles n’avait donné son feu à aucun OGM depuis fin 2013. Lors de la publication de sa proposition de renationalisation de autorisations d’utilisation des OGM le 20 avril, la Commission avait prévenu qu’elle débloquerait sous peu ces dossiers. Il s’agit de dix nouvelles variétés (un maïs, cinq sojas, un colza et trois coton) qui vont s’ajouter à la liste des 58 OGM actuellement autorisés dans l’UE, et du renouvellement de sept autres déjà autorisées (deux maïs, un colza et quatre cotons).

Une nationalisation des autorisations d'importation inquiète l'alimentation animale

Coop de France Nutrition Animale (les coopératives) et le Snia (industries de l'alimentation animale) «alertent les pouvoirs publics et tous les acteurs de la chaîne alimentaire sur cette menace qui pèse sur l'élevage français», selon une note des deux organisations publiée, le 24 avril. Deux jours auparavant, la Commission européenne proposait une nationalisation des autorisations pour les importations d'OGM à destination de l'alimentation humaine et animale. «Les Etats membres qui limiteraient la commercialisation d'OGM s'exposeraient à des surcoûts de production importants», affirme Coop de France NA et le Snia.

«Jean-Claude Juncker se couche devant le lobby des entreprises transgéniques», lance José Bové

« Je suis scandalisé par la décision de la Commission européenne. En autorisant au niveau européen 19 OGM, le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker se couche devant le lobby des entreprises transgéniques», a déclaré l'eurodéputé José Bové, le 24 avril dans un communiqué. Bruxelles a approuvé, ce jour, la mise sur le marché communautaire des 17 variétés OGM (et de deux variétés de fleurs OGM) qui étaient en attente pour l’importation à des fins d’alimentation humaine et animale. Bruxelles n’avait donné son feu vert à aucun OGM depuis fin 2013. «Le Premier Ministre Manuel Valls doit se montrer très ferme», poursuit J. Bové, «il doit interdire ces OGM, en France, pour l’alimentation des animaux».

source : agrafil du 27 avril 2015

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