Un nouveau décret vient de sortir :

Considérant que la réglementation n’était pas suffisamment précise, les législateurs ont décidé d’encadrer l’utilisation de la mention « sans OGM » sur les emballages. Dorénavant, seuls les produits contenant plus de 95% de soja peuvent porter la mention « sans OGM » en face avant. Ainsi, sur une galette végétale qui contient 75% de tofu et 25% de légumes, nous ne sommes plus autorisés à mentionner « soja sans OGM » en face avant.

Ce décret ne concernant que les produits fabriqués en France, tous les produits importés peuvent continuer d’afficher « soja sans OGM ».

Source : BioLinéaires

Le département américain de l’Agriculture (USDA) a révélé le 26 septembre que du blé OGM non autorisé a été découvert dans le Montana en juillet. Il s’agit du deuxième cas, après celui intervenu en mai 2013 dans l’Oregon dont la révélation avait déclenché un embargo de plusieurs pays asiatiques et des contrôles renforcés à l'importation au sein de l’UE. Aucun lien n’a pu être établi entre eux, les variétés étant différentes. Le blé résistant aux herbicides a été trouvé sur environ 1 ha dans le Montana, tandis que la variété OGM dans l’Oregon a été découverte sur 40 ha. A propos du cas récent, la parcelle est située dans le centre de recherche universitaire de Huntley, où des expérimentations ont été menées légalement par Monsanto onze ans plus tôt. Le blé OGM de l’Oregon a été découvert dans un champ n’ayant jamais connu pareils tests, soulevant des questions sur l’origine d’une telle présence. Monsanto avait suggéré l’an dernier que des opposants avaient pu semer intentionnellement le blé OGM.

(Source : agrafil)

« Bientôt dans vos assiettes », c’est le titre de la nouvelle enquête du reporter Paul Moreira qui sera diffusée ce soir à 20h45 sur Canal+ pour le magazine d’investigation 90 minutes. Dans ce documentaire, le journaliste mène une enquête de terrain sur les OGM. « J’ai voulu sortir des querelles de laboratoires et remonter toute la chaîne » explique le réalisateur Paul Moreira, enquêtant depuis les champs de la pampa argentine, haut lieu de production, jusque dans les coulisses des ambassades ou les réunions de lobbyistes à Bruxelles.

En Argentine, il découvre au fil des rencontres avec des dirigeants, des agronomes ou au contact des populations affectées « qu’après quinze ans d’applications, le Roundup pulvérisé sur le soja transgénique ne tue plus les mauvaises herbes ». Il révèle alors la face cachée des OGM : des cocktails aléatoires de pesticides, pour certains interdits en Europe, sont épandus pour lutter contre les mauvaises herbes devenues tolérantes. Ingénieurs et autorités admettent alors ne rien savoir des risques pour la santé de ces mélanges chimiques. Depuis la province du Chaco, « la nouvelle frontière agricole argentine », il donne un éclairage glaçant d’une guerre sociale larvée contre les pauvres des campagnes. Les laissés pour compte de l’agriculture industrialisée sont chassés de leur terre à coup de fumigation et leurs enfants sont victimes d'expositions régulières aux produits chimiques épandus sous leurs fenêtres.

Il cherche alors à « comprendre comment les OGM modifiaient le monde et comment ils avaient réussi à s’imposer de manière aussi implacable », revenant notamment sur les stratégies d’influence des entreprises du secteur, comme Monsanto, Dupont ou Dow. Il rappelle notamment l’influence des ambassades américaines dans le soutien aux biotechnologies comme le révéla Wikileaks en publiant des milliers de câbles diplomatiques. Dans les coulisses de la politique étrangère américaine se dévoile alors l’importance géostratégique des OGM pour les intérêts économiques et sécuritaires des États-Unis. Pas étonnant dès lors que des lanceurs d’alertes, comme le Pr Séralini, soient si violemment attaqués lorsqu’ils évoquent « les risques cachés de ces plantes pesticides ».

Alors, les OGM « bientôt dans nos assiettes » ? Le titre fait référence au projet d’accord transatlantique (TAFTA/TTIP) négocié depuis juin 2013, car il s’agit en effet pour nombre d’observateurs, comme l’Eurodéputée Corinne Lepage, de la nouvelle étape de cette « guerre de basse intensité » pour imposer les OGM dans le monde et qui pourrait « remettre en cause le principe de précaution ». Ces accords imposeraient alors aux Européens d’abaisser leurs normes sanitaires ou exposeraient les États réfractaires à des poursuites financières menées par les multinationales du secteur agrochimique.

Le reporter Paul Moreira réussit ainsi à dresser un tableau global de la question OGM, où la géopolitique et les intérêts économiques d’États et d’entreprises sont confrontés aux réalités agricoles et sanitaires d’une technologie qui s’est imposée sur de fausses promesses au sacrifice des populations rurales et de la santé.

Bientôt dans vos assiettes... de gré ou de force ! de Paul Moreira (Premières lignes télévision) sur Canal + le lundi 1er septembre 2014 à 20h45

La revue Environmental Sciences Europe du groupe Springer republie l’étude controversée de Gilles-Eric Séralini sur le maïs NK 603 qui avait été retirée par la revue FCT en novembre 2013.

Après deux années de controverses et de pressions ayant conduit en novembre 2013 à une censure de l'étude de toxicité chronique du Roundup et d’un OGM tolérant au Roundup publiée par Food and Chemical Toxicology (2012), l'équipe du Pr Séralini annonce la republication de son étude et confirme ses résultats.

Lire la suite : Sciences et avenir

 

Les États membres de l’UE sont parvenus le 12 juin à un accord politique sur la mise en culture d’OGM dans l’UE leur laissant la liberté d’interdire les plantes transgéniques sur tout ou partie de leur territoire. Au moment de la demande d’autorisation par une entreprise d'une variété OGM, un État membre peut demander à être exclu du champ de cette autorisation. Si l’entreprise refuse, l’État membre peut invoquer une combinaison de motifs (autres que les risques pour l’environnement ou la santé) tels que l’aménagement du territoire, les risques de troubles à l’ordre public ou la coexistence avec d’autres productions pour en bloquer la culture. Ce dispositif devrait mettre fin au blocage des autorisations au niveau européen. La ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, a souligné qu’il fallait encore renforcer l’évaluation des OGM au niveau de l'UE par l’Efsa et trouver une solution aux risques de contamination transfrontalière.

source : agrafil du 13 juin 2014

Les services de l'État ont détruit le 5 juin trois champs de maïs OGM dans le Midi sous la protection des gendarmes et malgré la mobilisation de dizaines d'agriculteurs pour les en empêcher, a-t-on appris de sources concordantes. L'État a mis là en oeuvre la décision du ministère de l'Agriculture, annoncée la veille, de faire détruire des parcelles de maïs OGM sur deux exploitations, dans le Tarn-et-Garonne et en Haute-Garonne, en vertu de l'interdiction de ce type de culture en France. Ces champs avaient été visés début mai par une action de plusieurs dizaines d'anti-OGM emmenés par le député européen José Bové, qui avaient détruit les plants. L’AGPM (producteurs de maïs), la FRSEA, la FDSEA 31, avec le soutien de la FNSEA, d’Orama (union des grandes cultures), de l’UFS (semenciers) et de la FNPSMS (interprofession des semences de maïs), appellent les agriculteurs à se rassembler le 6 juin sur des champs concernés en Haute-Garonne, à Saubens. L'exploitant a prévu de réensemencer en maïs conventionnel la parcelle de maïs OGM qu'il achèvera de détruire.

Source : agrafil du 6 juin 2014

La cour d'appel de Colmar a relaxé mercredi 14 mai cinquante-quatre faucheurs d'OGM, jugés pour avoir détruit une parcelle de vigne transgénique expérimentale de l'Institut national de recherche agronomique (INRA) de Colmar en 2010. Des amendes avaient été requises à leur encontre en mars.

La cour a estimé que l'arrêté ministériel autorisant ces vignes transgéniques était« illégal » et qu'il n'y avait donc pas de délit de destruction d'une parcelle de cultured'OGM. Elle a cependant estimé que les prévenus avaient bien commis une« violation de domicile », mais les a dispensés de peine.

Source : Le Monde.fr

OGM : le Conseil d’Etat rejette le recours des maïsiculteurs contre l’interdiction du MON 810

6 mai 2014

Le Conseil d’Etat a informé, ce 5 mai, qu’il avait rejeté le recours en référé formés par l’AGPM (association des producteurs de maïs) et deux exploitants agricoles « contre l’arrêté du ministre de l’agriculture du 14 mars 2014 interdisant la commercialisation, l’utilisation et la culture des variétés de semences de maïs issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON 810. » Le juge des référés a estimé que « les requérants ne justifiaient pas d’une situation d’urgence, l’une des conditions qui doit être impérativement remplie pour que le juge suspende l’exécution d’une décision administrative. » Il a en particulier estimé que l’arrêté ne portait pas une atteinte grave et immédiate à la situation économique des requérants et de la filière, la culture du maïs MON 810 ne représentant qu’une place très réduite des cultures.

Source : agrafil 6 mai 2014