Réchauffement climatique et OGM : la Conf' dénonce une "fausse solution"

COP 21 - Décembre 2015

Une merveilleuse technologie à double pouvoir selon ses promoteurs. Les OGM auraient d'abord la possibilité d'atténuer les changements climatiques en permettant de diminuer l'usage des pesticides, fortement émetteurs de gaz à effet de serre par leur production et leur utilisation, et de réduire les labours qui libèrent du carbone. Encore mieux, le développement des OGM permettrait d'obtenir des plantes résistantes aux sècheresses ou aux inondations, et donc de s'adapter aux changements climatiques !

Vraiment ?

En fait, les tolérances des OGM à un (ou plusieurs) herbicides ou insecticides crée rapidement des résistances et des adaptations qui font apparaître dans les champs nombre de plantes indésirables ou de ravageurs. Il faudra alors utiliser encore plus de pesticides pour y faire face !
Quant à la question du non-labour, il n'a pas de sens et d'impact s'il est réalisé dans une démarche d'agriculture industrielle, qui fait appel à des systèmes sans rotation de culture ou les herbicides sont légion. En Argentine, le non-labour sur le soja Round Up Ready de Monsanto a détruit des hectares de prairies et de forêts, donc d'indispensables puits de carbone.
L'adaptation aux dérèglements climatiques est le leurre suprême. C'est la complexité génétique et une biodiversité naturelle riche qui permet à la nature de s'adapter, pas sa destruction !
Les OGM appartiennent à un système agro-alimentaire industriel qui brevette le vivant, accapare les savoir-faire paysans, empêche et détruit les pratiques de l'agriculture paysanne et dont l'ensemble de la chaîne est fortement émettrice de gaz à effet de serre et destructrice pour le climat. Un très bon moyen donc de faire du profit sur le dos des dérèglements climatiques et en méprisant les paysans !

Source : Confédération paysanne

Actualités

Des faucheurs anti-OGM condamnés !

31 mai 2016

Des militants anti-OGM ont perdu leur procès en cassation pour le fauchage de champs de tournesol obtenu par mutagénès en juillet 2010 près de Tours. Ils sont condamnés à trois mois de prison avec sursis avec une peine de 4 000 euros de dommages et intérêts supplémentaires. Jugés en novembre 2012, les faucheurs avaient déjà vu leurs peines alourdies par la Cour d’appel d’Orléans en juin 2014.

Source : Agrafil du 31 mai 2016

 

Recherche sur le site

frise-basse

Vous êtes ici : Actualités Réchauement climatique et OGM : la Conf' dénonce une "fausse solution"