De plus en plus d'OGM dans vos assiettes

Bruxelles donne son feu vert à la commercialisation des 17 variétés en attente

Comme attendu, la Commission européenne a approuvé le 24 avril la mise sur le marché communautaire des 17 variétés OGM qui étaient en attente pour l’importation à des fins d’alimentation humaine et animale. Bruxelles n’avait donné son feu à aucun OGM depuis fin 2013. Lors de la publication de sa proposition de renationalisation de autorisations d’utilisation des OGM le 20 avril, la Commission avait prévenu qu’elle débloquerait sous peu ces dossiers. Il s’agit de dix nouvelles variétés (un maïs, cinq sojas, un colza et trois coton) qui vont s’ajouter à la liste des 58 OGM actuellement autorisés dans l’UE, et du renouvellement de sept autres déjà autorisées (deux maïs, un colza et quatre cotons).

Une nationalisation des autorisations d'importation inquiète l'alimentation animale

Coop de France Nutrition Animale (les coopératives) et le Snia (industries de l'alimentation animale) «alertent les pouvoirs publics et tous les acteurs de la chaîne alimentaire sur cette menace qui pèse sur l'élevage français», selon une note des deux organisations publiée, le 24 avril. Deux jours auparavant, la Commission européenne proposait une nationalisation des autorisations pour les importations d'OGM à destination de l'alimentation humaine et animale. «Les Etats membres qui limiteraient la commercialisation d'OGM s'exposeraient à des surcoûts de production importants», affirme Coop de France NA et le Snia.

«Jean-Claude Juncker se couche devant le lobby des entreprises transgéniques», lance José Bové

« Je suis scandalisé par la décision de la Commission européenne. En autorisant au niveau européen 19 OGM, le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker se couche devant le lobby des entreprises transgéniques», a déclaré l'eurodéputé José Bové, le 24 avril dans un communiqué. Bruxelles a approuvé, ce jour, la mise sur le marché communautaire des 17 variétés OGM (et de deux variétés de fleurs OGM) qui étaient en attente pour l’importation à des fins d’alimentation humaine et animale. Bruxelles n’avait donné son feu vert à aucun OGM depuis fin 2013. «Le Premier Ministre Manuel Valls doit se montrer très ferme», poursuit J. Bové, «il doit interdire ces OGM, en France, pour l’alimentation des animaux».

source : agrafil du 27 avril 2015