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Réchauffement climatique et OGM : la Conf' dénonce une "fausse solution"

COP 21 - Décembre 2015

Une merveilleuse technologie à double pouvoir selon ses promoteurs. Les OGM auraient d'abord la possibilité d'atténuer les changements climatiques en permettant de diminuer l'usage des pesticides, fortement émetteurs de gaz à effet de serre par leur production et leur utilisation, et de réduire les labours qui libèrent du carbone. Encore mieux, le développement des OGM permettrait d'obtenir des plantes résistantes aux sècheresses ou aux inondations, et donc de s'adapter aux changements climatiques !

Vraiment ?

En fait, les tolérances des OGM à un (ou plusieurs) herbicides ou insecticides crée rapidement des résistances et des adaptations qui font apparaître dans les champs nombre de plantes indésirables ou de ravageurs. Il faudra alors utiliser encore plus de pesticides pour y faire face !
Quant à la question du non-labour, il n'a pas de sens et d'impact s'il est réalisé dans une démarche d'agriculture industrielle, qui fait appel à des systèmes sans rotation de culture ou les herbicides sont légion. En Argentine, le non-labour sur le soja Round Up Ready de Monsanto a détruit des hectares de prairies et de forêts, donc d'indispensables puits de carbone.
L'adaptation aux dérèglements climatiques est le leurre suprême. C'est la complexité génétique et une biodiversité naturelle riche qui permet à la nature de s'adapter, pas sa destruction !
Les OGM appartiennent à un système agro-alimentaire industriel qui brevette le vivant, accapare les savoir-faire paysans, empêche et détruit les pratiques de l'agriculture paysanne et dont l'ensemble de la chaîne est fortement émettrice de gaz à effet de serre et destructrice pour le climat. Un très bon moyen donc de faire du profit sur le dos des dérèglements climatiques et en méprisant les paysans !

Source : Confédération paysanne

Contamination de semences par des OGM: trois anomalies à l'état de traces (DGCCRF)

27 novembre 2015

Dans le cadre de son plan de contrôle annuel visant à vérifier l'absence d'OGM dans les lots de semences mis en culture en France, la DGCCRF (répression des fraudes) a décelé trois anomalies (sur 84 lots de semences, dont deux tiers de maïs) à l'état de «traces» inférieures au seuil de quantification de 0,1%. Dans un compte rendu paru le 25 novembre, la DGCCRF explique que les anomalies concernaient un lot de colza, et deux lots de maïs où ont été retrouvés les maïs transgéniques DAS 59122 et MON 810.

Source : agrafil du 27 novembre 2015

Le parlement adopte la transposition des nouvelles règles européennes

26 novembre 2015

Le Parlement a définitivement adopté dans la nuit du 24 au 25 novembre 2015 le projet de loi transposant les nouvelles règles européennes d'autorisation de mise en culture des OGM. Ce projet sur «l'adaptation au droit de l'UE en matière de prévention des risques» transpose notamment une directive européenne adoptée en début d'année 2015 et qui permet aux États membres d'interdire cette mise en culture, même en cas de feu vert de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), en invoquant des raisons socio-économiques, environnementales ou liées à l'utilisation des terres agricoles. Les États membres autorisant les cultures devront aussi prendre des mesures pour prévenir la contamination des cultures non-OGM, notamment dans les pays voisins. Le maïs MON810, seul OGM actuellement autorisé dans l'UE, est cultivé dans trois États: 110 000 hectares en Espagne, 9 000 au Portugal et 3 000 en République tchèque.

Les réticenses de l’Assemblée

L'Assemblée avait déjà adopté la directive le 17 novembre. Les écologistes jugent cette directive «dangereuse pour nos choix de société» et le PRG alarme quant à la «liberté de manœuvre probablement préjudiciable, car tous les Etats n'ont pas les mêmes armes économiques et démocratiques pour faire face aux pressions des industriels». La crainte a été soulignée, notamment par M. Krabal que « cette législation va être la source de contentieux. Elle va faciliter l’importation d’OGM sur notre territoire (...) et, surtout, elle va de nouveau accentuer les distorsions de concurrence et affaiblir nos agriculteurs ». Ni l'écologiste Brigitte Allain ni l'UDI Bertrand Pancher n'ont réussi à faire adopter un étiquetage obligatoire des produits alimentaires issus d'animaux nourris par des OGM. Brigitte Allain souligne dans un communiqué le 15 septembre 2015 qu’« en France, les OGM représentent une part significative dans l’alimentation de près de 80 % des élevages, selon les professionnels du secteur. Il s’agit de soja et de maïs NK603 associé à l’herbicide Roundup, importés des États-Unis et d’Amérique latine ». Une pétition, ayant recueilli près de 100 000 signatures, réclame l'étiquetage obligatoire des produits alimentaires issus d’animaux nourris aux OGM, selon le communiqué.

Source : agrafil des 19 septembre et 26 novembre 2015, infogm.org

De plus en plus d'OGM dans vos assiettes

27 avril 2015

Bruxelles donne son feu vert à la commercialisation des 17 variétés en attente

Comme attendu, la Commission européenne a approuvé le 24 avril la mise sur le marché communautaire des 17 variétés OGM qui étaient en attente pour l’importation à des fins d’alimentation humaine et animale. Bruxelles n’avait donné son feu à aucun OGM depuis fin 2013. Lors de la publication de sa proposition de renationalisation de autorisations d’utilisation des OGM le 20 avril, la Commission avait prévenu qu’elle débloquerait sous peu ces dossiers. Il s’agit de dix nouvelles variétés (un maïs, cinq sojas, un colza et trois coton) qui vont s’ajouter à la liste des 58 OGM actuellement autorisés dans l’UE, et du renouvellement de sept autres déjà autorisées (deux maïs, un colza et quatre cotons).

Une nationalisation des autorisations d'importation inquiète l'alimentation animale

Coop de France Nutrition Animale (les coopératives) et le Snia (industries de l'alimentation animale) «alertent les pouvoirs publics et tous les acteurs de la chaîne alimentaire sur cette menace qui pèse sur l'élevage français», selon une note des deux organisations publiée, le 24 avril. Deux jours auparavant, la Commission européenne proposait une nationalisation des autorisations pour les importations d'OGM à destination de l'alimentation humaine et animale. «Les Etats membres qui limiteraient la commercialisation d'OGM s'exposeraient à des surcoûts de production importants», affirme Coop de France NA et le Snia.

«Jean-Claude Juncker se couche devant le lobby des entreprises transgéniques», lance José Bové

« Je suis scandalisé par la décision de la Commission européenne. En autorisant au niveau européen 19 OGM, le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker se couche devant le lobby des entreprises transgéniques», a déclaré l'eurodéputé José Bové, le 24 avril dans un communiqué. Bruxelles a approuvé, ce jour, la mise sur le marché communautaire des 17 variétés OGM (et de deux variétés de fleurs OGM) qui étaient en attente pour l’importation à des fins d’alimentation humaine et animale. Bruxelles n’avait donné son feu vert à aucun OGM depuis fin 2013. «Le Premier Ministre Manuel Valls doit se montrer très ferme», poursuit J. Bové, «il doit interdire ces OGM, en France, pour l’alimentation des animaux».

source : agrafil du 27 avril 2015

Les informations indépendantes sur les OGM

Mars 2015

Pour plus d'actualités, rendez vous sur le site d'inf'OGM

Les fabricants français ne peuvent plus écrire « soja sans OGM » en face avant de leurs produits

13 octobre 2014

Un nouveau décret vient de sortir :

Considérant que la réglementation n’était pas suffisamment précise, les législateurs ont décidé d’encadrer l’utilisation de la mention « sans OGM » sur les emballages. Dorénavant, seuls les produits contenant plus de 95% de soja peuvent porter la mention « sans OGM » en face avant. Ainsi, sur une galette végétale qui contient 75% de tofu et 25% de légumes, nous ne sommes plus autorisés à mentionner « soja sans OGM » en face avant.

Ce décret ne concernant que les produits fabriqués en France, tous les produits importés peuvent continuer d’afficher « soja sans OGM ».

Source : BioLinéaires

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Des faucheurs anti-OGM condamnés !

31 mai 2016

Des militants anti-OGM ont perdu leur procès en cassation pour le fauchage de champs de tournesol obtenu par mutagénès en juillet 2010 près de Tours. Ils sont condamnés à trois mois de prison avec sursis avec une peine de 4 000 euros de dommages et intérêts supplémentaires. Jugés en novembre 2012, les faucheurs avaient déjà vu leurs peines alourdies par la Cour d’appel d’Orléans en juin 2014.

Source : Agrafil du 31 mai 2016

 

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