Les Faucheurs volontaires, mouvement de citoyens luttant contre les OGM en France, ont bloqué la coopérative bretonne Triskalia ce lundi 27 août. L'accusant de vendre du soja transgénique et des produits toxiques, les manifestants ont opéré une "visite citoyenne" afin de vérifier si les produits et pesticides à l'intérieur du dépôt étaient en règle.

A noter que l'opposition des Faucheurs volontaires aux plantes génétiquement modifiées (PGM) ne se cantonne pas à la destruction de parcelles de cultures transgéniques et mutées. Ils entendent questionner plus globalement l'importation de soja génétiquement modifié, le développement des variétés rendues tolérantes aux herbicides (VrTH) ainsi que l'orientation de la recherche publique et privée en matière de développement agricole.

Le 10 août dernier, Monsanto a été condamné à verser 289M de dollars à Dewayne Jonhson, jardinier américain ayant utilisé du ranger pro, la version professionnelle du roundup, pendant près de deux ans et aujourd'hui atteint d'un cancer incurable du système lymphatique. La multinationale a été accusée de ne pas avoir informé de la dangerosité de son produit phare. Cette décision, une première dans l'histoire du glyphosate aux états-unis, devrait faire jurisprudence. Actuellement, Monsanto fait l'objet de plus de 5000 procédures de plainte.

Le 25 juillet dernier, la cour de justice de l'Union Européenne a rendu son avis sur les "nouveaux OGM", obtenus par mutagénèse. La cour européenne a estimé que les risques liés à ces nouvelles techniques peuvent s'avérer similaires à ceux des OGM "traditionnels" et a donc confirmé que tous les organismes obtenus par mutagénèse sont des OGM et sont réglementés comme tels« Les organismes obtenus par mutagenèse constituent des OGM et sont, en principe, soumis aux obligations prévues par la directive sur les OGM », conclut l’arrêt de l’instance juridique.

C'est une victoire pour les neuf organisations requérantes à l'origine d'une longue procédure entamée il y a 4 ans (Les Amis de la Terre, Collectif vigilance OGM de la Charente, CSFV49, Confédération paysanne, Nature et Progrès, OGM dangers, Réseau Semences Paysannes, Vigilance OG2M, Vigilance OGM 33). Les requérants appellent l'Union Européenne a appliquer strictement cette décision, et donc à "suspendre immédiatement la culture des variétés rendues tolérantes aux herbicides".

Sources: www.techniques-ingénieur.fr / www.confédérationpaysanne.fr

Les nouveaux OGM (ou nouvelles techniques de croisement des plantes) ont leur avenir suspendu par une décision sur doit rendre la cour de justice européenne dans les semaines à venir. La cour doit en effet déterminer si ces nouveaux OGM sont réellement des OGM et donc être réglementés pour être commercialisés. Cette procédure judiciaire est à l'initiative de 9 organisations de la société civile, dont la Confédération paysanne.

Actuellement, ces nouveaux OGM concernent certaines variétés de colza et de blé, rendus tolérantes aux herbicides par mutagénèse, c'est-à-dire par modification ou mutation d'un des gènes de la plante et non pas par insertion d'un nouveau gène, comme c'est le cas pour les OGM "traditionnels". Plusieurs multinationales ont senti le potentiel commercial de ces nouvelles variétés. Monsanto, juste avant sa fusion avec Bayer, a par exemple investi 125M de dollars dans une strat-up qui étudie la création de nouvelles variétés de maïs, soja, coton et colza. Bayer et Dow Dupont espèrent vendre les premiers fruits (fraises rendues génétiquement plus sucrées par exemple) et légumes modifiés par ces technologies d'ici 10 ans aux Etats-Unis.

Source: Libération (Aude Massiot - 02/04/2018)

L’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et le Canada (Ceta) doit entrer provisoirement en vigueur le 21 septembre. Mais le gouvernement français a demandé, en juillet 2017, à une commission nationale d’experts d’évaluer l’impact attendu de cet accord sur l’environnement, le climat et la santé. Dans son rapport [1], la commission d’experts insiste sur la nécessaire vigilance à avoir sur un certain nombre de points associés à l’accord, dont la question des OGM nouveaux comme anciens. Cette nécessaire vigilance découle en particulier de la tension entre d’une part l’affirmation de la liberté des Parties à adopter des règles sanitaires et environnementales et d’autre part les divers mécanismes de coopération réglementaire prévus dans l’accord, le Canada n’ayant pas la même approche que l’UE en la matière.

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Source: Infogm

Les surfaces plantées en OGM ont, pour la première fois depuis le début de leur adoption, reculé de 1% en 2015, passant à 179,7 millions d’ha contre 181,5 en 2014, selon le rapport annuel de l’ISAAA (Service international pour l’acquisition d’applications agro-biotechnologiques) publié le 13 avril. La principale cause serait le faible niveau des prix mondiaux des principales cultures (maïs, soja et canola). Dans l’UE, le recul des surfaces enregistré est de -18%, passant à 116 870 hectares de maïs Bt, dont 92% produits en Espagne.

Les plus grands producteurs d’OGM

Les États-Unis restent les premiers producteurs devant le Brésil et l’Argentine. Ils représentent à eux trois plus des trois-quarts des surfaces mondiales.

Source : Agrafil du 14 avril 2016

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